Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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DERNIERS ARTICLES PARUS

 
Comprendre les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture".

Cet article est une version actualisée, enrichie et plus largement illustrée d’une publication initialement parue dans la revue npj Science of Food :
Chriki, S., Hallman, W., Hocquette, J-F. Ellies-Oury M-P., Takeuchi, M. Food culture and cell-culture: technical, ethical and social frontiers. npj Sci Food 9, 49 (2025).
https://doi.org/10.1038/s41538-025-00417-8

INTRODUCTION

La garantie de standards de qualité élevés est une condition essentielle à la réussite de toute entreprise dans l’industrie agroalimentaire (Kang et al., 2024).

 
Evaluation des impacts économiques, territoriaux et environnementaux de la décapitalisation bovine en France.

Alors que la filière bovine est touchée par un mouvement de décapitalisation sans précédent, l’étude cherche à quantifier et à qualifier les impacts principaux liés à cette réduction de cheptel. Au-delà des impacts macro-économiques, certains territoires pourraient être durement touchés par ces évolutions. (Cet article est le quatrième d’une série de cinq issus des interventions scientifiques aux Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

I. CONTEXTE ET OBJECTIFS

Depuis 2016, un mouvement de décapitalisation s’est amorcé au niveau de l’élevage bovin. Depuis trois ans, il s’est accéléré et cette évolution pourrait remettre en cause les grands équilibres de la filière, mais aussi les aménités induites par la filière.

 
Intérêt nutritionnel de la présence de viande dans une recette de type couscous.

A l’heure où certains consommateurs limitent leur consommation de viande rouge, celle-ci reste une source essentielle de protéines de qualité et de micronutriments biodisponibles. (Cet article est le troisième d’une série de cinq issus des interventions scientifiques aux Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

I. CONTEXTE

Le contexte actuel incite les consommateurs à limiter leur consommation de viande, au risque de générer des apports nutritionnels inadéquats, particulièrement dommageables pour des populations à risques telles que les personnes âgées, et les femmes enceintes ou en âge de procréer (Anses, 2024 ; Kavanaugh et al., 2025). Une modélisation des régimes alimentaires par optimisation mathématique a montré qu’une quantité minimale de produits animaux était nécessaire (environ 50% de l’apport protéique) dans notre alimentation pour assurer la couverture de l’ensemble des besoins nutritionnels (macro et micronutriments), sans bouleverser nos habitudes alimentaires et engendrer de surcoût important (Vieux et al., 2022)

 
Evaluation environnementale de systèmes de production animale contrastés au regard des services écosystémiques et de l’analyse en cycle de vie : accord ou désaccord ?

L’analyse de cycle de vie et le cadre des services écosystémiques peuvent fournir des évaluations opposées des systèmes d’élevage de production de viande. Cette étude s’intéresse à ce paradoxe apparent.
(Cet article est le deuxième d’une série de cinq issus des interventions scientifiques présentées lors des Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

I. INTRODUCTION

L'analyse du cycle de vie (ACV) et l’évaluation des services écosystémique (SE) sont deux cadres d’évaluation des impacts environnementaux. L'ACV est une méthode normalisée basée sur l'inventaire des flux de matières et d'énergie, impliqués dans toutes les étapes du cycle de vie d'un produit (Huppes and Curran, 2012). Elle s’intéresse aux impacts négatifs tels que les émissions de gaz à effet de serre, ou la consommation d’énergie fossile. Elle a vu le jour dans l'industrie dans les années 1960.

 
Présentation de la démarche collective française qui a pour objectif d'identifier et de développer des solutions de réduction des émissions de méthane entérique des bovins.

Les filières bovines et les acteurs de la R&D développent une approche multi-leviers pour élaborer des solutions de réduction de l’empreinte carbone des produits animaux adaptées à une diversité d’élevages.
(Cet article est le premier d’une série de cinq issus des interventions scientifiques aux Matinales de la Recherche 2025 d’Interbev, le 25 mars 2025).

INTRODUCTION

Méthane 2030 est une démarche collective française qui a pour objectif d'identifier et de développer des solutions de réduction des émissions de méthane entérique des bovins. Ce programme a été lancé fin 2023 dans le cadre de la Stratégie nationale bas carbone. Les solutions qui en découleront seront déployées à travers l'outil de diagnostic environnemental CAP'2ER® et les outils génétiques via les réseaux de conseil en élevage, à destination de tous les éleveurs bovins.

 
Compte-rendu du 4ème Forum international sino-français sur le développement de la filière viande bovine.

A l’occasion des 20 ans du Centre sino-français de recherche et de développement sur la production bovine, un forum sur la viande bovine a réuni à Changchun chercheurs et professionnels français et chinois. Cet article a été inspiré d’un article de presse en chinois paru sur Bovineonline le 29 juillet 2025 ayant relaté cet évènement vu du côté chinois.

INTRODUCTION

Le 27 juillet 2025, le 4ème forum international sino-français sur le développement de la filière viande bovine s'est tenu à Changchun, dans la province de Jilin dans le cadre du 8ème symposium technique national sur la filière bovine.

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Edito

Le défi du hors domicile

Le développement des enseignes de restauration rapide à bas coût en France a occupé la Une des journaux ces dernières semaines. Les articles de presse se sont notamment beaucoup inquiétés de l’origine et de la qualité des viandes mises en œuvre dans ces établissements. La question est loin d’être anodine pour les filières françaises. Le hors-domicile constitue en effet depuis quelques années le principal moteur de la consommation de viandes en France. Aucune espèce n’y échappe. En volaille, la part de la RHD s’élève à 37 %, le débouché ayant gagné plus de 10 points en 5 ans et près de 30 points en 20 ans, selon l’Itavi. En produits porcins, les ventes de porc hors-domicile ont progressé l’année dernière de +2,8 % selon l’IFIP (contre +2,3% à domicile). Quant à la viande bovine, la dernière étude Où va le bœuf ? menée par l’Idele observait que la RHD constituait le second débouché de cette catégorie en 2023 avec 27% des volumes, gagnant plus de 3 points par rapport à 2017.
La place que pourront et devront prendre les viandes françaises dans ces circuits constituent donc un enjeu essentiel pour leur avenir. Les intervenants aux conférences organisées par l’ADIV en novembre dernier à l’occasion des 50 ans de l’institut technique agro-industriel de Clermont-Ferrand ne s’y sont pas trompés. Lors de ces échanges placés sous le signe de la prospective, l’alimentation y a été décrite comme "de plus en plus utilitaire, intercalaire et imbriquée à nos autres activités quotidiennes", avec "une réduction des temps de cuisine et de repas, un fractionnement des prises (…) et une alimentation nomade". Des évolutions de comportement qui réclament une adaptation des produits mais aussi des process des entreprises, ont également convenu les participants à cette réunion auquel VPC consacre un article.
Mais la relégation de l’alimentation a des fonctions purement utilitaires, déconnectées de toute considération économique, politique, nutritionnelle et même éthique est-elle pour autant une fatalité ? Non, estiment les professionnels de la viande. Dans un communiqué diffusé le 4 mai dernier, l’interprofession bovine et ovine Interbev a appelé élus et gouvernement à leurs responsabilités en matière de restauration collective, sur laquelle les pouvoirs publics peuvent agir, notamment au travers des lois EGAlim et Climat & Résilience qui fixent des objectifs ambitieux de 60% de viandes durables et de qualité en restauration collective. Les cantines "constituent un levier immédiat et stratégique pour renforcer la souveraineté alimentaire nationale et garantir la pérennité de la filière Elevage et Viande en France", écrit l’interprofession. Au-delà des enjeux économiques, la restauration collective joue également "un rôle central en matière de santé publique et d’équité sociale", rappellent les professionnels qui réclament que la cantine devienne "un lieu d’apprentissage des repères alimentaires et des bases d’une alimentation équilibrée".
En votant en février dernier, à l’unanimité, une proposition de loi instaurant l’expérimentation d’un enseignement d’éducation à l’alimentation à l’école par les établissements scolaires volontaires ("à titre expérimental et pour une durée de trois ans"), l’Assemblée nationale a fait un pas dans le bon sens en œuvrant pour que les futurs consommateurs comprennent que leur comportement alimentaire conditionne leur santé mais aussi le monde qui les entoure. Encore faudra-t-il que la place de la viande durable et de qualité dans l’équilibre alimentaire y soit pleinement reconnue dans les programmes.
Dans ce numéro de VPC, vous retrouverez également un article sur "une meilleure estimation de la contribution du méthane venant de l’élevage au réchauffement climatique", un autre sur "l’impact de la cuisson et du refroidissement sur le développement et la toxinogenèse de Clostridium botulinum" dans le jambon cuit, une synthèse du rapport de la mission d'appui à la filière de la sélection animale des ruminants et enfin deux articles sur la merguez "enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire" et sur la qualité sensorielle des variantes de kilichi produites au Niger. Bonne lecture.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN