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La "viande…cellulaire" : Est-ce possible ? Est-ce bon ? Est-ce acceptable ?

 

Compte-rendu du colloque organisé par l’Académie d’Agriculture de France et l’Association Française de Zootechnie en partenariat avec l’Académie Vétérinaire de France et la Société Française de Nutrition.
 
elevage agroecologie
L’Académie d’Agriculture de France et l’Association Française de Zootechnie ont organisé le 18 novembre 2021, en partenariat avec l’Académie Vétérinaire de France et la Société Française de Nutrition, une journée d’étude sur ce qui est parfois nommé "viande cellulaire". Cet article en résume les interventions et les débats.

INTRODUCTION

Des techniques de culture cellulaire, initialement mises au point pour des applications médicales, deviendront-elles le nouvel instrument de l’industrie agroalimentaire pour produire des "cellules musculaires cultivées", ce que certains nomment "viande cellulaire" ou "viande de culture" ?

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La "viande in vitro" : cultiver des cellules musculaires à destination alimentaire

 

Analyse de la trajectoire de la "viande in vitro", de ses origines dans les utopies alimentaires jusqu’aux premières mises en marché, en passant par les débats sur l’alimentation et la recherche fondamentale et appliquée.
 
elevage agroecologie
Depuis plusieurs années, des entreprises cultivent des cellules animales pour produire un analogue de viande associé à des promesses concernant la santé des consommateurs, la protection de l’environnement et des animaux. Mais qu’en est-il réellement ? Cet article est la reproduction d’une note sur ce sujet du Centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, parue en mai 2021.

I. INTRODUCTION 

Depuis une trentaine d’années, chercheurs et entrepreneurs évoquent la possibilité de réaliser des steaks artificiels. De nombreuses alternatives à base de protéagineux et de légumineuses ont été développées, et ont connu un certain succès, au-delà des marchés de niche traditionnels (Choudhury et al., 2020). Plus récemment, l’arrivée de produits alimentaires issus de la culture in vitro de cellules animales a été très médiatisée (Chriki et al., 2020). Le procédé est inspiré de l’ingénierie tissulaire et des techniques médicales de régénération des organes.

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Comparaison de formulations de saucisse produites en utilisant les épices et ingrédients du Kilishi

 

Mise au point d’une technologie de saucisse par incorporation d’épices et d’ingrédients utilisés pour la production du Kilishi. 
 
elevage agroecologie
 
Une étude a montré que les épices et les ingrédients utilisés pour la production du Kilishi (fine lanière de viande séchée, assaisonnée) pourraient être utilisés pour produire des saucisses de bonne qualité nutritionnelle, microbiologique et sensorielle.
 
 
INTRODUCTION

Le Burkina Faso est un pays sahélien dont les principaux secteurs d’activités de la population sont l'agriculture et l'élevage. En effet, l'élevage contribue de manière significative à la croissance de l'économie nationale en contribuant à 18% au PIB et représente 25% des exportations (MAFAP, 2013). La taille du cheptel national en termes de têtes de bovins, d'ovins et de caprins étaient respectivement de 9.840.000, 10.442.000, 15.635.000 (MRA, 2018). Cette disponibilité des animaux entraine une offre assez conséquente en viandes issues de l'abattage local des animaux. Il existe au Burkina Faso deux types de transformation dans la filière bétail-viande à savoir la transformation primaire et la transformation secondaire. La transformation primaire consiste à abattre les animaux pour produire de la viande fraîche. Elle est le principal produit de transformation de la filière. La viande joue un rôle important dans le régime alimentaire humain en raison de sa richesse nutritionnelle. C’est une source précieuse de protéines, de fer, de vitamine du groupe B, de zinc, de sélénium et de phosphore. La transformation secondaire consiste à mettre en œuvre un procédé de transformation : cuisson, séchage et production de charcuterie (MRA, 2013). Cette faible transformation au-delà de la viande fraîche des abattoirs résulterait, d’une part de la maitrise insuffisante des techniques par les professionnels, d’autre part des habitudes culturelles, culinaires locales et du faible pouvoir d’achat des consommateurs (MRA, 2013). 

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