La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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 ENVIRONNEMENT

 
 

Production de viande et ressource en eau

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Analyse des modes de calcul de la consommation d’eau en élevage bovin et production de viande

Depuis quelques années, la production de viande est accusée de nécessiter d’énormes quantités d’eau. Cet article fait le point sur ce sujet en montrant la réalité des chiffres.

eau elevage

INTRODUCTION

Depuis plusieurs années, de très nombreux médias affirment qu’il faut 15 000 litres d’eau pour produire un kg de viande, suggérant donc qu’à ce titre la consommation de viande est un danger pour la planète, car face au réchauffement climatique il y a un risque de pénurie d’eau. Ce chiffre est même repris, quoique parfois au conditionnel, par des acteurs des filières de l’élevage. Il est repris parce qu’il est inchangé, donc facile à mémoriser, presque considéré comme une constante, alors que l’on sait qu’il existe de très nombreuses manières de produire de la viande. Il a une base scientifique : le calcul de l’ "empreinte eau" des produits agricoles par le "Water Footprint Network" (WFN) (désormais "empreinte eau WFN"). En 2007, ce calcul a permis d’évaluer à 15 497 L la quantité d’eau nécessaire pour produire 1 kg de viande bovine (Hoekstra et Chapagain, 2007), valeur confirmée ultérieurement : 15 415 L selon Mekonnen et Hoekstra (2010) avec une gamme moyenne de 10 244 à 21 829 L (Mekonnen et Hoekstra, 2012). Le détail qui n’est pas mentionné dans les médias, c’est que la valeur de 15 415 L se décompose en 550 L d’eau bleue, 451 L d’eau grise et 14 414 L d’eau verte. L’eau bleue est l’eau de surface ou souterraine consommée, tandis que l’eau grise est une eau virtuelle, provenant d’une estimation de l’eau qu’il faudrait ajouter à l’eau issue des élevages pour la dépolluer. Quant à l’eau verte, responsable de 93% du total, c’est l’eau de pluie évapotranspirée par les surfaces agricoles utilisées par les animaux. On voit donc que l’empreinte eau WFN additionne trois types d’eau de natures différentes, et le WFN qualifie lui-même son empreinte eau de "flux d’eau virtuelle".

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Impacts environnementaux et services écosystémiques de l’élevage bovin français

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Impacts environnementaux et services écosystémiques, quelles méthodes d’évaluation pour l’élevage bovin viande en France ?

L’élevage bovin viande est souvent montré du doigt pour ses impacts environnementaux et plus particulièrement ses émissions de gaz à effet de serre. Alors qu’il est pourvoyeur de biodiversité et de services écosystémiques, sa contribution est souvent négligée et mal intégrée dans l’évaluation des systèmes de production. De manière à élargir le spectre de l’évaluation environnementale, cet article dresse le bilan des méthodologies aujourd’hui disponibles.

Photo Dolle 340

INTRODUCTION

La préservation de l’environnement est actuellement au cœur des débats dans l’évolution des systèmes de production de viande bovine. Le défi des années futures réside dans la fourniture de produits carnés tout en assurant les performances sociales, économiques et environnementales, c'est-à-dire la durabilité des systèmes de production. Avec plus de 75 000 exploitations spécialisées en France, l’élevage bovin viande se caractérise par une grande diversité de systèmes de production tant sur les types d’animaux produits (animaux maigres et gras) qu’au niveau de sa localisation territoriale. Sa production, qui concourt à près de 65% des volumes de viande produits en France et aux exportations d’animaux (de l’ordre de 1 million de têtes), joue un rôle essentiel dans les territoires ruraux. Souvent pointé du doigt pour ses impacts sur le changement climatique, la qualité de l’air et de l’eau, l’élevage bovin contribue également à de nombreux services environnementaux : valorisation de surfaces en herbe souvent inconvertibles en cultures, entretien du milieu, qualité des paysages, régulation du climat par le stockage de carbone, biodiversité,...

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L’élevage contribue à la production durable de protéines

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La contribution réelle des animaux d’élevage à la production de protéines doit s’évaluer en tenant compte des protéines végétales qu’ils consomment et qui pourraient être directement consommées par l’homme

L’affirmation selon laquelle l’alimentation animale est en compétition avec l’alimentation humaine, doit être fortement nuancée par le fait qu’une grande partie des protéines consommées par les animaux ne peuvent pas être consommées directement par l’homme et que les protéines animales ont une valeur nutritionnelle plus élevée. La production de viande valorisant beaucoup d’herbe est peu en compétition avec l’alimentation humaine voire même peut contribuer positivement à la sécurité protéique. Les marges de progrès pour accroitre l’efficience des productions animales sont discutées dans cet article.

Photo Peyraud 340

INTRODUCTION

La production animale procure un tiers des protéines consommées par l’homme à l’échelle de la planète (Herrero et al., 2009) et beaucoup plus dans les pays développés mais elle utilise 75% des surfaces agricoles (Foley et al., 2011), consomme 35% des grains produits (Alexandratos et Bruinsma, 2012) et émet 14,5% des gaz à effet de serre d’origine anthropique (les émissions de la faune sauvage ne sont pas considérées) (Gerber et al., 2013). Dans le même temps, toutes les prospectives tablent sur un fort accroissement de la demande mondiale en produits carnés et laitiers (FAO, 2009 ; Alexandratos et Bruinsma, 2012). De nombreux auteurs proposent de réduire la demande pour les protéines animales (Garnet, 2013 ; Eisler et al., 2014) principalement dans les pays développés où la consommation est élevée (Bonhommeau et al., 2013) au double titre de la réduction de la dégradation de l’environnement et d’une amélioration de la santé des populations. Cette solution simple en apparence, outre le fait qu’elle passe rapidement sur nombre d’enjeux d’occupation et de vitalité des territoires et d’échanges commerciaux entre pays, suppose que les protéines animales soient facilement substituables par des protéines végétales ce qui n’est pas le cas dans l’état actuel des technologies.

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