La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

flickrfacebooktwitterdiggstumbleuponfeed

 BIEN-ETRE ANIMAL

 
 

La fin de la vie animale : le début d’un débat éthique

Considérations éthiques et sociétales sur la mort animale pour les activités d'élevage ou d'expérimentation animale, les animaux de compagnie, la gestion de la faune sauvage, la pêche et la pisciculture

Prendre des décisions sur la fin de la vie animale est une pratique courante, même si cela n’est pas évident. La fin de la vie animale est liée à de nombreuses questions et préoccupations sociétales et éthiques. Des questions telles que combien de temps devrions-nous continuer à prendre soin d’un animal avant de le tuer ? Ou s'il est légitime de tuer des animaux individuels pour le bien-être du troupeau ou pour la survie des générations futures. Cet ouvrage vise à saisir les nombreuses questions liées à la fin de la vie animale. Les chapitres montrent comment la pluralité des points de vue sur l'abattage des animaux est liée à des présupposés moraux en fournissant un aperçu des points de vue éthiques sur les décisions de fin de vie. En outre, le livre contient un certain nombre d'études appliquées concernant les questions éthiques liées à l'abattage des animaux selon diverses pratiques, y compris pour les activités d'élevage ou d'expérimentation animale, les animaux de compagnie, la gestion de la faune sauvage, la pêche et la pisciculture. Ces chapitres peuvent aider les étudiants, les vétérinaires, les scientifiques, les décideurs et de nombreux autres professionnels travaillant avec des animaux à acquérir facilement un bon aperçu des enjeux et à contribuer à des décisions responsables en ce qui concerne la fin de la vie animale.

Amélioration génétique du comportement des vaches Charolaises

Estimation des paramètres génétiques à partir des données collectées en ferme par les éleveurs

Au cours des dernières décennies, la sélection des bovins allaitants n’incluait que des caractères directement liés à la rentabilité, tels que la production, la reproduction, les facilités de naissance, et la contribution maternelle à la croissance du veau. De nos jours, il y a un intérêt à inclure le comportement dans l’objectif de sélection. Le comportement est intéressant car il est associé à la sécurité et à la facilité de travail de l’éleveur. Cette étude a pour objectif d’estimer l’héritabilité et les corrélations génétiques pour des caractères de comportement en Charolais, en utilisant des données issues d’un protocole simple de collecte en ferme. L’agressivité pendant la gestation, dans les jours qui suivent le vêlage, et le comportement maternel ont été enregistrés par les éleveurs, permettant ainsi d’obtenir un nombre important de données. Les trois caractères de comportement sont notés sur une échelle de 1 à 7 pour 5 954 vaches provenant de 380 élevages. Les différences entre les élevages expliquent jusqu'à 23% de la variance phénotypique totale. Cela pourrait s’expliquer par des conduites d’élevage différentes ou par des différences constantes dans l’enregistrement entre éleveurs. L’agressivité dans les jours suivants le vêlage a une héritabilité (0,19) et un coefficient de variation génétique (11%) plus élevés que l’agressivité pendant la gestation (h² = 0.06 and CVa = 4%), et que le comportement maternel (h² = 0.02 and CVa = 2%). Les corrélations génétiques entre l’agressivité et le comportement maternel sont élevées (de 0,71 à 0,98 en valeurs absolues), indiquant qu'il est difficile d’améliorer simultanément le comportement maternel et de réduire l'agressivité. Les conclusions de cette étude montrent l’opportunité à mettre en place une sélection contre l’agressivité dans les jours qui suivent le vêlage en utilisant un système simple de collecte par l’éleveur.

La conscience animale : une expertise scientifique collective de l’INRA

Que sait-on aujourd’hui sur la conscience des animaux ?

Ce dossier présente les résultats d’une expertise scientifique collective sur la conscience animale réalisée par l’Inra en 2015-2017. Les experts ont produit dans un rapport de 169 pages en anglais une analyse exhaustive des connaissances scientifiques et philosophiques disponibles dans la littérature internationale. Il décrit tout d’abord les connaissances sur les humains où ont été élaborés les concepts et les outils décrivant la conscience. Les données disponibles sur les animaux sont beaucoup moins nombreuses mais elles permettent cependant de tirer des conclusions solides, même si elles demandent à être confortées. La plupart des résultats rapportés ont été obtenus sur des vertébrés de laboratoire ou sauvages et peu sur les espèces de rente. La conscience est définie comme l’expérience subjective que l’animal a de son environnement et de ses propres connaissances. La vision d’ensemble des études comportementales, cognitives et neurobiologiques analysées dans le rapport tend à montrer l’existence de contenus élaborés de conscience chez les espèces étudiées. Les conséquences pour les animaux de la présence d’une conscience sur la douleur et sur les conduites éthiques vis-à-vis d’eux sont présentées. Des recherches supplémentaires devront compléter celles existantes, particulièrement sur les espèces d’élevage.

Calendrier des prochains évènements

Aucun événement

qrcode vpc

Pour Accéder au site V&PC depuis votre smartphone,
veuillez scanner ce flashcode.


Mentions légales

Politique de confidentialité

Contacter VPC

  • Adresse :    ADIV - 10, Rue Jacqueline Auriol
    ZAC du Parc Industriel des Gravanches
    63039 CLERMONT-FERRAND cedex 2