La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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Empreinte environnementale de la viande et des produits carnés

Les méthodes et enjeux de la mesure de l’impact environnementale de la production de viande et de produits carnés

Les produits carnés sont au cœur des enjeux environnementaux de l’agriculture. Leurs impacts globaux sur l’usage des terres, la biodiversité, l’utilisation de l’eau et l’émission de gaz à effet de serre sont mis en avant. L’application de l’Analyse du Cycle de Vie à l’évaluation environnementale des produits agricoles, et en particulier des produits carnés, a changé la perception des impacts environnementaux, en apportant une vision plus large des systèmes de production et en utilisant une approche multicritère. Bien que les impacts environnementaux de l’élevage soient maintenant mieux cernés, les méthodes d’évaluation restent à uniformiser. Des méthodes et données communes sur les filières viande sont encore à construire pour mieux évaluer les conséquences de la consommation des produits carnés.

Colloque - « La viande a-t-elle sa place dans l’alimentation durable ? »

Présentation et analyse des interventions du colloque du CIV du 14 mai 2014

Le colloque organisé le 14 mai 2014 par le Centre d’information des viandes (CIV) à Paris a examiné les enjeux de l’émergence de la notion « d’alimentation durable » pour les filières de l’élevage et de la viande, singulièrement en France. L’approche multidisciplinaire privilégiée lors de cette manifestation a permis de faire ressortir la diversité des approches possibles de la « durabilité » de l’élevage et de la viande et parfois l’imbrication complexe de certains critères scientifiques, notamment environnementaux. Les interventions ont convergé sur la nécessité de baser les discussions sociétales sur des bases scientifiques incontestables et, pour la notion d’alimentation durable, d’intégrer les spécificités propres aux filières élevage et viande.

Déterminants et enjeux de l’opposition aux projets d’élevages porcins en Bretagne

Analyse de la perception par les acteurs de la filière porcine

La production porcine est fortement concernée par la question de l’acceptabilité sociale de l’élevage car elle symbolise souvent pour le grand public les impacts négatifs associés aux productions animales. De ce fait, les projets qui y sont liés sont plus souvent contestés. Une étude de cas de conflits autour de projets porcins en Bretagne a permis d’améliorer la compréhension de cette question. Elle montre notamment que le conflit n’est généralement ni prévu ni anticipé par l’éleveur. L’opposition locale est fréquemment mise en œuvre de manière préventive par crainte de nuisances ou de préjudices. Elle peut ensuite favoriser une mobilisation plus large. Le conflit apparaît souvent révélateur d’enjeux locaux et notamment de la perception des activités d’élevage par les autres acteurs du territoire et de la place de l’éleveur dans son environnement. Cette étude souligne l’importance de la capacité des éleveurs et de leurs partenaires à comprendre et prendre en compte les attentes des opposants, notamment au niveau local, afin d’une part, de faciliter la réalisation des projets et d’autre part, de favoriser la coexistence des élevages et des non agriculteurs sur le territoire.

Traitement des sous-produits animaux

La présente étude s’inscrit dans le cadre des difficultés économiques rencontrées par les industriels du secteur de la viande à assumer les coûts de traitement des sous-produits animaux élevés. La réglementation, qui distingue 3 catégories de sous-produits animaux, impose des paramètres de traitement identiques quelle que soit la catégorie considérée. Mais la réglementation sur les sous-produits animaux a récemment évolué notamment vis-à-vis des sous-produits animaux de catégorie 2 pour lesquels de nouvelles voies de valorisation sont désormais possibles (fabrication d’engrais organiques, de biogaz etc…). L’objet de l’étude était d’évaluer l’intérêt d’adapter les conditions de traitement des sous-produits animaux de catégorie 2 tout en conservant une sécurité sanitaire élevée. L’étude a consisté tout d’abord à sélectionner un site pouvant accueillir la machine développée par la société Ecodas (Roubaix, 59) permettant de broyer et de stériliser les déchets. Des essais ont ensuite été réalisés sur des sous-produits animaux pour 3 couples de traitement temps/température : 133°C-20 min, 138°C-10 min et 121°C-12 min avec l’utilisation d’un germe de référence, Clostridium perfringen. Cette dernière a été choisie comme germe de référence puisqu’elle est la bactérie sporulante prédominante dans les viandes. De plus, les bactéries sporulantes sont les plus résistantes aux barèmes thermiques. Des perspectives d’assouplissement des barèmes ont ensuite été envisagées. Les résultats ont mis en évidence l’influence non négligeable des combinaisons de couple temps-température sur le coût de revient du traitement des sous-produits animaux. Des perspectives d’adaptation des paramètres de température et de durée sont envisageables dès lors qu’une valeur stérilisatrice de traitement aura été fixée avec les autorités compétentes.

Vers une gestion durable des effluents d’abattoirs : Méthanisation des jus d'essorage-pressage des sous-produits d'abattage

Cette étude, cofinancée par Interbev et FranceAgriMer, avait pour but principal de développer une solution novatrice et durable qui consiste à collecter et à traiter, à la source, l’ensemble des effluents chargés en pollution organique issus du pressage des sous-produits animaux en y ajoutant tout ou partie du sang, à l’état brut ou coagulé, par la méthanisation. Cette étude a permis de tester le potentiel méthanogène de nombreux échantillons de jus issus d’opérations de pressage des sous-produits animaux. Elle a aussi permis de mettre en évidence que, parmi les jus collectés, certains ont des effets inhibiteurs et ralentissent le déclenchement de la courbe cinétique de production de méthane. Néanmoins, les essais qui ont été menés montrent aussi que la méthanisation est une technique bien adaptée au prétraitement des jus de pressage qui contiennent des quantités de matière organique en grande concentration. En revanche, l’hypothèse de traiter uniquement des jus de pressage de sous-produits n’est pas une solution économiquement viable. Les volumes de jus récupérables à traiter constituent in fine des quantités trop faibles. Par conséquent, les installations de méthanisation à prévoir s’approchent des dimensions rencontrées sur des équipements d’essais industriels. Les coûts de revient de la méthanisation des jus associés à l’opération pressage rendent cette opération moins avantageuse par rapport à la situation économique actuelle.


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