La revue Viandes et produits carnés

La revue française de la recherche en viandes et produits carnés  ISSN  2555-8560

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L’élevage contribue à la production durable de protéines

La contribution réelle des animaux d’élevage à la production de protéines doit s’évaluer en tenant compte des protéines végétales qu’ils consomment et qui pourraient être directement consommées par l’homme

Les productions animales sont souvent remises en cause pour leur inefficacité à utiliser les protéines végétales, ce qui est en apparence confirmé par des chiffres bruts. Il faut ainsi entre 2 et 10 kg de protéines végétales pour faire 1 kg de protéines animales. Mais ces chiffres globaux ignorent que les protéines de viande ou de lait ont une meilleure valeur nutritionnelle que les protéines végétales et qu’il faut donc en manger 20 à 25% de moins pour couvrir les besoins protéiques journaliers. Ils ignorent surtout que les animaux consomment des protéines non valorisables directement en alimentation humaine et des fourrages produits sur des surfaces sur lesquelles il n’est pas possible de produire des cultures annuelles. La contribution réelle des animaux à la sécurité protéique doit donc s’évaluer par la comparaison entre les protéines produites et les protéines d’origine végétales qui seraient consommables en alimentation humaine mais sont consommées par les animaux. La production de viande bovine valorisant beaucoup d’herbe est globalement neutre, c’est-à-dire qu’elle produit autant de protéines consommables par l’homme qu’elle ne consomme de protéines végétales qui auraient pu être directement consommées par l’homme, tandis que les systèmes bovins viande utilisant beaucoup de concentrés pour extérioriser le potentiel de production produisent en général un peu moins de protéines qu’ils ne consomment de protéines valorisables en alimentation humaine. Ces résultats, mettent en évidence une tension forte entre la nécessité d’avoir des croissances des animaux rapides pour satisfaire un besoin de production de volumes importants pour satisfaire à la demande croissante de protéines animales et la nécessité de limiter la compétition entre l’animal et l’homme pour l’accès aux protéines. Des marges de progrès existent pour améliorer l’efficience de l’utilisation des protéines, notamment par le recours à des sources alternatives de protéines et par une complémentarité bien organisée entre production animale et végétale à l’échelle des territoires pour maximiser la production de protéines consommables. L’ensemble de ces points est discuté dans cet article.

Elevage bovin et changement climatique

Contexte européen et international autour du changement climatique et de l’élevage bovin, empreinte carbone de la viande et initiatives de la filière viande bovine française

Ces dix dernières années, le contexte autour du changement climatique a fortement évolué. Les rapports de la FAO, le Grenelle de l’Environnement en France, les conférences internationales sur le climat sont autant d’éléments ayant contribué à une prise de conscience du lien entre les activités humaines, dont l’agriculture, et le changement climatique. Dans ce cadre de nombreuses investigations ont été conduites au niveau européen et international afin de préciser les mécanismes d’émission de Gaz à Effet de Serre (GES) et la contribution de l’élevage au changement climatique. Plusieurs pays (Etats Unis, Nouvelle Zélande, Italie, Pays Bas) ont fixé des objectifs de réduction des émissions des GES associées à l’élevage et de l’empreinte carbone du lait et de la viande. D’autres pays (Irlande, France) ont lancé des démarches bas carbone en fermes.
Alors qu’en France l’empreinte carbone moyenne de la viande bovine avoisine 14 kg CO2 eq/ kg poids vif, de nombreux leviers sont identifiés pour réduire les émissions de GES et accroître la contribution au stockage de carbone. Pour leur mise en œuvre en exploitations, un vaste programme européen intitulé LIFE BEEF CARBON a été mis en place. Impliquant 2 000 éleveurs français, Irlandais, Italiens et Espagnols, il vise une réduction de 15% de l’empreinte carbone de la viande bovine à échéance de 10 ans.

Lecture d’actualité - Influences de l’élevage et de la production de viande de ruminants sur le climat

Sources des émissions, méthodes d’évaluation et compensation carbone

L’élevage et la production de viande de ruminants exercent une influence sur le climat comme toute activité humaine. La phase de production agricole génère l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre (GES) : l’élevage émet principalement du méthane, du protoxyde d’azote et un peu de dioxyde de carbone. La part de l’élevage dans ces émissions est respectivement de 25%, 24% et moins de 2% à l’échelle du monde ; 43%, 18% et moins de 2% en ce qui concerne l’Europe ; et 67%, 6% et moins de 3% en France. Afin d’évaluer la pression totale sur l’atmosphère, les émissions sont ramenées à l’unité de référence, le CO2 équivalent (CO2e). La contribution de l’élevage de ruminants est ainsi à hauteur de 5% des émissions mondiales, 5% des émissions européennes et 9% des émissions françaises selon le dernier inventaire national (méthane et protoxyde d’azote des postes bâtiment et stockage). En ce qui concerne la viande bovine, selon la méthode d’analyse de cycle de vie, les émissions générées dans le cadre de la production mondiale représentent 6% des GES émis sur la planète. A l’échelle de l’Europe, la production de viande bovine émet  l’équivalent de 4 à 6% des émissions du Vieux continent. En ce qui concerne la production de viande ovine, ses émissions correspondent à moins de 1% à ces deux échelles. Cependant, le bilan de l’influence climatique doit aussi prendre en compte les absorptions, et pas uniquement les émissions. En maintenant plus de carbone dans les sols qu’elles n’en restituent par la respiration, les prairies contribuent au stockage de carbone, et de cet état de fait, représentent un véritable levier d’atténuation du réchauffement climatique, à intégrer dans le bilan final de l’empreinte carbone de la viande de ruminants.

Intérêt de l’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN)

Intérêt de l’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN) pour exprimer l’impact environnemental des aliments en fonction du service nutritionnel rendus, une obligation réglementaire et une méthodologie de calcul fondée sur les principes du profilage nutritionnel

Selon le principe de l’Analyse du Cycle de Vie (NF EN ISO 14040), l’impact environnemental doit être rapporté au service rendu par le produit, lequel est quantifié par « l’unité fonctionnelle ». Pour les denrées alimentaires, cette unité doit être précisée, car ramener le bilan carbone au kg n’est actuellement pas satisfaisant. L’Unité Fonctionnelle Nutritionnelle (UFN) entend répondre à ce besoin. Sa méthodologie de calcul, définie par les travaux de l’ADIV, se base sur l’outil SAIN.LIM de profilage nutritionnel et permet de quantifier le service nutritionnel rendu par chaque aliment.

Lectures d’actualité - Lutter contre le changement climatique grâce à l’élevage

Une évaluation des émissions de gaz à effet de serre et des opportunités d’atténuation de ces émissions au niveau mondial

Des efforts supplémentaires sont nécessaires pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES). Le secteur de l’élevage peut y participer. Il contribue de manière importante aux émissions anthropiques, mais peut aussi potentiellement réduire ses émissions de manière significative. Le rapport de la FAO présente une évaluation unique de l’ampleur, des sources et des processus d’émissions des différents systèmes et filières de l’élevage au niveau mondial. Sur la base d’une évaluation de cycle-de-vie, d’analyses statistiques et de la construction de scénarios, ce rapport fournit aussi des estimations du potentiel de réduction des émissions et identifie des solutions concrètes pour y parvenir. Ce rapport est une ressource utile pour les acteurs du secteur, des producteurs aux décideurs politiques et des chercheurs aux représentants de la société civile. Son objectif est aussi d’informer objectivement le grand public sur la contribution des filières d’élevage au changement climatique et les solutions possibles


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