Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

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Résumés - Economie et Consommation

Depuis 2011, l’Ifip calcule, à l’intention d’INAPORC et des acteurs de la filière porcine française, un indicateur de la compétitivité des filières porcines des cinq principaux producteurs de l’Union européenne : France, Allemagne, Danemark, Espagne et Pays-Bas. Ce travail est financé par INAPORC. L’indicateur analyse plus de 85 variables réparties en 8 thèmes : macroéconomie, alimentation animale, élevage, entreprise de l’aval, dynamisme de la production, commerce extérieur, dynamisme de la consommation intérieure et organisation des filières. Dans cette première partie, sont présentés les résultats obtenus dans les quatre premiers thèmes : macroéconomie, alimentation animale, élevage, entreprise de l’aval. En 2022, les écarts de compétitivité entre les pays se sont resserrés. Le Danemark obtient le score global de compétitivité le plus élevé, talonnée par l’Espagne. La France et les Pays-Bas, respectivement 3ème et 4ème, voient leurs scores remonter en raison d’un dynamisme de la production relativement meilleur, et la France devance davantage les Pays-Bas par rapport à l’année précédente. L’Allemagne n’améliore que très peu son score comparativement à 2021. L’Outre-Rhin subit toujours les conséquences de la présence de la fièvre porcine africaine (FPA) sur son territoire et sa production porcine recule.

Dresser un état des lieux des principales filières viande en Algérie (ovine, bovine, caprine et cameline) aide à comprendre les perceptions et les attentes qu’ont les consommateurs algériens à propos des produits carnés. Ces filières doivent nécessairement innover pour s’adapter aux changements des préférences de consommation. Le présent livre tente de faire une synthèse pratique pour tous les acteurs de ces filières.

Dans un contexte de croissance régulière des prélèvements et de recrudescence des dégâts de gibier, les professionnels de la chasse et de la venaison, tout comme les pouvoirs publics, ont intensifié ces dernières années leurs réflexions en vue d’améliorer la valorisation et la commercialisation de la viande de gibier. En effet, à la différence de la situation qui prévaut au Royaume-Uni ou en Allemagne, le gibier de chasse, en France, malgré son abondance, n’est ni bien valorisé commercialement, ni popularisé auprès des consommateurs. Une situation qui s’explique, entre autres, par la rigueur de la réglementation sanitaire, la faiblesse du réseau de collecte et de traitement du gibier et par le manque de sensibilisation du public pour l’intérêt de cette viande. Dans cet article, nous présentons les principaux constats et recommandations issus du rapport du CGAAER (Mission n° 21032, octobre 2021) sur la venaison et sur les principales mesures engagées depuis par la fédération nationale de la chasse (FNC) pour inverser cette situation.

Les démarches Label Rouge (LR) reposent sur un cahier des charges précis, dont le respect est vérifié aux différentes étapes de production par des enregistrements et des contrôles. Afin de mieux valoriser toutes les informations enregistrées dans le cadre du fonctionnement des démarches LR gros bovins, de nouveaux moyens techniques peuvent être envisagés. C’est le cas de la blockchain, technologie en fort développement dans plusieurs domaines dont celui de la traçabilité agroalimentaire, qui pourrait être une solution pour répondre à ce nouvel enjeu. Les perspectives de développement de cette technologie pour la filière LR gros bovins ont été identifiées au travers d’une étude de faisabilité technique et d’une analyse SWOT (forces, faiblesses, opportunités et menaces). Finalement, la blockchain est adaptée au fonctionnement des filières Label Rouge gros bovins et l’analyse SWOT permet à la filière de se projeter dans la mise en œuvre de cette technologie. Le développement d’une preuve de concept, c’est-à-dire d’une première version d’une blockchain, sur une démarche Label Rouge permettrait d’approfondir la faisabilité technique et financière de cette solution.

Le secteur de l'agriculture est confronté à de nombreux défis, notamment la croissance de la population et l'augmentation de la demande alimentaire qui en découle (environ 70 %), tandis que les ressources naturelles et les terres arables sont limitées. Dans ce contexte, l'élevage est soumis à diverses critiques, en particulier concernant le respect de l'environnement, de la vie et du bien-être des animaux, mais aussi concernant la concurrence entre l’alimentation animale et humaine, et les risques liés à la surconsommation des produits animaux, notamment viande rouge et charcuterie. Ces critiques atteignent un niveau sans précédent, d’où l’engouement pour des solutions alternatives telles que les protéines végétales, les insectes et les produits issus de la culture cellulaire. La première partie de la session a porté sur la viande cultivée (analyse bibliométrique des articles scientifiques et acceptation par les consommateurs). La deuxième partie a abordé les alternatives aux produits d'origine animale, notamment les protéines végétales, les produits de fermentation et les œufs et produits laitiers fabriqués. La dernière partie de la session a concerné la gestion de la qualité de la viande issue de l'élevage conventionnel en soulignant l'importance de la qualité de la viande pour satisfaire les attentes des consommateurs. Cette session a ainsi permis d’examiner conjointement l'évolution de la recherche sur les alternatives aux produits d'origine animale et la gestion de la qualité de la viande conventionnelle, tout en mettant en évidence les défis et opportunités associés à ces domaines.

Il y a 40 ans, la filière porcine française réalisait une prospective. Où en est-elle aujourd’hui ? Quels sont les facteurs qui vont déterminer son avenir ? Quels scénarios envisager ? A l’aide d’une méthode de prospective basée sur les représentations d’acteurs de la filière, nous tâchons d’anticiper les potentielles évolutions de la filière porcine française et présentons les différents scénarios.

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Edito

Le salon de l’Agriculture à l’heure de la science animale

Même sans bovins -ni volailles-, l’édition 2026 du salon international de l’Agriculture constituera un nouveau temps fort pour les filières animales mais aussi pour les sciences qui y sont attachées. Dans un contexte économique difficile, des moments d’échanges scientifiques visant à mieux comprendre et anticiper les enjeux d’avenir de l’élevage et de la viande en France seront proposés aux quatre coins du salon. Sur le stand de l’Acta (Hall 5.2 Stand B045), des ingénieurs de l’Idele et de l’Ifip animeront des conférences pendant toute la durée du salon, par exemple (le 25/2) sur le projet Ambitions Elevages, lauréat de l’appel à projet "Transitions et Souveraineté". Pendant 9 jours, de nombreux scientifiques INRAE (Hall 5.2, stand B051) se relaieront de leur côté pour présenter leurs travaux. Parmi les conférences particulièrement attendues, celles sur "L’avenir de l’élevage : recherches et innovations pour une trajectoire durable" avec le GIS Avenir élevages (le 24/2). De récents travaux INRAE sur la qualité sensorielle de la viande bovine sont également à noter.
D’autres temps forts professionnels jalonneront cette édition particulière. Lundi 23 février, les représentants des filières porc, volailles, œuf, lapin et palmipèdes gras présenteront sur le stand d’Inaporc (Hall 1, stand M23) leur "manifeste commun pour la reconquête et le maintien de la souveraineté française" et les 15 mesures qu’ils jugent indispensables pour rétablir ou maintenir la souveraineté alimentaire dans leur secteur. Sur le stand de la filière élevage et viande (celui d’Interbev, Hall 1, stand E52), les métiers de la boucherie seront particulièrement mis à l’honneur. A deux reprises, (les 23 et 27 février), l’Equipe de France championne du monde en 2025 offrira une démonstration de l’art de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture. Un patrimoine bien vivant comme le montrera à quelques pas de là, sur le ring bovins (le 23/2), le grand Concours national de boucherie inter-régions.
Bref, un programme riche et éclectique pour les visiteurs de cette 62e édition, à l’image de ce numéro de Viandes & Produits Carnés. Nous vous proposons des articles sur "l’intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs", sur "les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture"", sur "la relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale" et encore sur "les effets prébiotiques et probiotiques de la merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire". A noter enfin la présentation d’un ouvrage d’actualité que nous vous invitons vivement à vous procurer : "La Viande n’a pas dit son dernier mot". Rédigé par Marie-Pierre Ellies-Oury, qui a publié de nombreux articles dans VPC ces dernières années, il invite à "une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage". Un programme qui va comme un gant à notre revue. Une prochaine séance de l’Académie de la viande conjointement avec l’Association française de zootechnie est prévue sur ce thème le 15 avril.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN