Revue Française de la recherche
en viandes et produits carnés

ISSN  2555-8560

 A la une ...


 
 

 

DERNIERS ARTICLES PARUS

Résumés - Economie et Consommation

La joie de manger, rédigé par un spécialiste reconnu en matière la nutrition membre de l’Académie d’agriculture de France, replace l’acte alimentaire dans sa globalité avec ses trois fonctions d’égale importance : nourrir, réjouir et réunir. Il rappelle la dimension culturelle de notre alimentation. Il montre comment l’offre alimentaire dans notre pays est qualitativement et quantitativement remarquable et ne nous empoisonne pas, même si des progrès peuvent et doivent encore être faits. Sont largement développés sous un angle moral et éthique la question de l’animalisme et de l’antispécisme qui s’opposent d’un point de vue anthropologique à la place de l’homme. Une approche spirituelle de notre alimentation confère à cet ouvrage une originalité supplémentaire. Gratitude, respect, partage, sobriété sont des valeurs qui peuvent nous guider loin de discours nutritionnels et écologiques dogmatiques. Ainsi pourra naitre une relation apaisée avec notre alimentation et avec les autres. Cet ouvrage contraste avec nombre de livres anxiogènes ou moralisateurs portant sur l’alimentation. A travers cinq chapitres il aborde cinq facettes de la place de l’alimentation dans la vie de l’homme.

Le dromadaire, également appelé chameau à une bosse ou chameau d'Arabie (Camelus dromedarius) a un comportement alimentaire particulier. En effet, sa physiologie digestive est entièrement orientée vers la valorisation des fourrages à faible valeur nutritionnelle. Le dromadaire est un animal polygastrique, mais il est souvent qualifié de "pseudo-ruminant". La viande de ce dernier est un aliment ethnique consommé dans les régions arides du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Face à son engouement pour sa réputation médicinale et nutritionnelle, la viande de dromadaire pourrait être une excellente option pour un approvisionnement mondial durable en viande rouge.

Si les particularités anatomiques et physiologiques des grands camélidés (dromadaires et chameaux de Bactriane) ont été largement commentés par les chercheurs, les modalités de son élevage (reproduction, lactation, alimentation, engraissement, gestion sanitaire et technico-économique) dans un contexte de "modernisation zootechnique" sont plus rarement exposés. Le livre présent tente de faire une synthèse pratique pour tous les acteurs nouveaux de cette filière émergente.

Avec une production et une exportation en forte croissance ces 20 dernières années, le Brésil s’est imposé comme une nation majeure de l’élevage bovin et du commerce de la viande bovine. Cet article de synthèse a pour objectif de décrire l'évolution au cours de la période 2000-2021 de la chaîne de production de viande bovine brésilienne, de présenter les signes de qualité dans cette filière, ainsi que les attentes des consommateurs en matière de viande bovine. Dans un second temps, cet article essaye de présenter les défis et les perspectives de l'industrie bovine brésilienne, mais également de souligner les impacts positifs que pourrait avoir la mise en œuvre de la méthode « Meat Standards Australia » (MSA) au Brésil en termes économiques, sociaux et technologiques. Les projections pour le marché de la viande bovine au Brésil et dans le monde ont été basées sur des rapports de recherche brésiliens et internationaux. En dépit de la conjoncture économique et sanitaire, les perspectives pour le marché de la viande bovine sont prometteuses. La filière bovine brésilienne s’est fixée pour objectif de faire valoir la fiabilité de ses processus de production, tant dans les élevages que dans les entreprises de viande.

L’ouvrage "La filière viande bovine en Algérie" édité par la maison d’édition L’Harmattan décrit l’élevage bovin, la transformation et la distribution de viande bovine en Algérie. Il est organisé en sept chapitres portant sur l’état et les caractéristiques de la filière, les importations de bétail et de viande bovine, les producteurs et collecteurs de bovins viande, les distributeurs, les structures de regroupement et de transformation, les faiblesses de la compétitivité de la filière et la perception de la viande bovine par le consommateur algérien.

La volaille est la seule espèce de viande à avoir vu sa consommation par habitant progresser en France en 2021 (+1%), indique le bilan annuel de la consommation des produits carnés établi par FranceAgriMer. Dans le même temps, celles de porc et d’agneau sont restées stables et celles de bœuf et de veau ont baissé de 0,6%. Toutes espèces confondues, la consommation individuelle de viande par habitant en France a continué sa lente érosion, régulière même si elle a connu des à-coups, depuis 25 ans. Elle s’établit à 84,3 kilo équivalent carcasse de viandes (kgec ), loin du pic de 93,6 kg par habitant observé en 1998. La consommation individuelle de viandes n’a cependant subi qu’un très léger repli par rapport à 2020 (- 0,1 %). A la faveur de la croissance de la population, le bilan global de la consommation française de viande est même en progression (+0,7%).

Page 3 of 3
Load More

Abonnez-vous !

Recevez notre Newsletter chaque trimestre. Vous êtes actuellement 4436 abonnés. VERIFIEZ DANS LES SPAMS ET ENREGISTRER L'EXPEDITEUR DANS VOTRE CARNET D'ADRESSES

Edito

Le salon de l’Agriculture à l’heure de la science animale

Même sans bovins -ni volailles-, l’édition 2026 du salon international de l’Agriculture constituera un nouveau temps fort pour les filières animales mais aussi pour les sciences qui y sont attachées. Dans un contexte économique difficile, des moments d’échanges scientifiques visant à mieux comprendre et anticiper les enjeux d’avenir de l’élevage et de la viande en France seront proposés aux quatre coins du salon. Sur le stand de l’Acta (Hall 5.2 Stand B045), des ingénieurs de l’Idele et de l’Ifip animeront des conférences pendant toute la durée du salon, par exemple (le 25/2) sur le projet Ambitions Elevages, lauréat de l’appel à projet "Transitions et Souveraineté". Pendant 9 jours, de nombreux scientifiques INRAE (Hall 5.2, stand B051) se relaieront de leur côté pour présenter leurs travaux. Parmi les conférences particulièrement attendues, celles sur "L’avenir de l’élevage : recherches et innovations pour une trajectoire durable" avec le GIS Avenir élevages (le 24/2). De récents travaux INRAE sur la qualité sensorielle de la viande bovine sont également à noter.
D’autres temps forts professionnels jalonneront cette édition particulière. Lundi 23 février, les représentants des filières porc, volailles, œuf, lapin et palmipèdes gras présenteront sur le stand d’Inaporc (Hall 1, stand M23) leur "manifeste commun pour la reconquête et le maintien de la souveraineté française" et les 15 mesures qu’ils jugent indispensables pour rétablir ou maintenir la souveraineté alimentaire dans leur secteur. Sur le stand de la filière élevage et viande (celui d’Interbev, Hall 1, stand E52), les métiers de la boucherie seront particulièrement mis à l’honneur. A deux reprises, (les 23 et 27 février), l’Equipe de France championne du monde en 2025 offrira une démonstration de l’art de la découpe bouchère à la française, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel national par le ministère de la Culture. Un patrimoine bien vivant comme le montrera à quelques pas de là, sur le ring bovins (le 23/2), le grand Concours national de boucherie inter-régions.
Bref, un programme riche et éclectique pour les visiteurs de cette 62e édition, à l’image de ce numéro de Viandes & Produits Carnés. Nous vous proposons des articles sur "l’intérêt des extraits de levure pour produire des saucissons secs sans conservateurs", sur "les principes, les limites et les perspectives de la "viande de culture"", sur "la relation entre l'apport et les sources de protéines alimentaires et le taux de changements longitudinaux dans la structure cérébrale" et encore sur "les effets prébiotiques et probiotiques de la merguez enrichie en spiruline à base de viande de dromadaire". A noter enfin la présentation d’un ouvrage d’actualité que nous vous invitons vivement à vous procurer : "La Viande n’a pas dit son dernier mot". Rédigé par Marie-Pierre Ellies-Oury, qui a publié de nombreux articles dans VPC ces dernières années, il invite à "une lecture scientifique et nuancée des enjeux nutritionnels, environnementaux et sociétaux liés à la viande et à l’élevage". Un programme qui va comme un gant à notre revue. Une prochaine séance de l’Académie de la viande conjointement avec l’Association française de zootechnie est prévue sur ce thème le 15 avril.

Jean-François HOCQUETTE et Bruno CARLHIAN